This is the end

Et voilà, on y est. Dans trois jours c’est la fin de mon séjour aux Deux Mondes. Nom de Zeus… Mercredi je prends le taxi pour Tafedna, me la couler douce au bord de l’eau, lire et dessiner, voilà le programme. Quelques balades quand même sont prévues. Ensuite encore une nuit ici mardi prochain et boom, je serais à Paris le 26.

 

Cette dernière semaine s’est déroulée magnifiquement. Une retraite de yoga était organisée autour de Surinder Singh, un professeur venu de Rishikesh (comme le monde est petit) qui m’a invité à suivre ses cours chaque après-midi. Nous commencions par une série de poses, debout, assis ou contre le mur puis nous méditions durant trente minutes, avec des exercices de respiration et enfin, Surinder nous donnait un cours théorique sur les principes du yoga : les cinq éléments qui composent le monde et le corps, les cinq “enfants” du corps humain, nos cinq corps et comment les nourrir, (maintenant que je l’écris, je me rends compte qu’ils aiment bien le chiffre cinq dis-donc…). De 17h à 19h30, c’était un pur moment de calme, mais aussi de souffrance dans certaines postures. Je ne relaterai pas ici mon humiliation en terme d’ATR et de pont, réussi avec le soutien de Surinder, dans la douleur, mais néanmoins réussi ! Il serait temps de muscler mes petits bras. Pourtant je continue de nager mais ça ne doit pas muscler les bons endroits. Espérons que mes deux mois et demi de yoga à venir me forgeront un corps solide.

En route vers la mer

Traversée de la forêt

Lorraine d’Arabie

La queue pour les toilettes en boîte (ou pour l’abreuvoir).

Ma récompense

Entre les cours, la valse des plateaux a repris. Quatre heures de service le matin pour préparer, installer et débarrasser le petit déjeuner des yogis puis un peu d’aide le soir pour le dîner. Je profite d’un mardi après midi pour aller faire quelques emplettes en ville, et boire un thé à la plage. Je mange également une crêpe carrée dont je rêvais depuis que je suis arrivée. Nous en mangions au petit déjeuner durant mes précédents voyages marocains. C’était un peu téméraire de ma part de l’acheter comme ça dans la rue. Le vendeur, avec ses mains pleines de doigts, tripote mon goûter et je crains, à raison, de tomber malade. J’ai payé mon achat les deux jours qui ont suivi…

Vu du Marabou de Sidi Kaouki

Samedi dernier, et hier également, j’ai profité de mon congé pour faire une longue marche jusqu’à la Médina, en partant du Riad. Il y a 17 km de marche (c’est mon podomètre qui le dit), 1h45 pour rejoindre la plage et à peu près autant pour longer la mer jusqu’en ville. Un super moment pour penser, au milieu de la nature. Je me récompense chaque fois de mes presque quatre heures de marche en allant déjeuner dans un bon resto de fruits de mer. Je me régale de crevettes, langouste ou gâteaux au chocolat puis prends ensuite un taxi jusqu’à la maison et glandouille au bord de la piscine. La belle vie.

Hier nous ont rejoint Jack et Rachel, deux nouveaux workawayers venus d’Australie. Ils voyagent à travers le monde depuis février. Ils ont l’air de s’éclater, de l’Asie du sud-est à l’Europe. Ils sont aujourd’hui ici pour un mois puis vont s’envoler pour l’Amérique du sud. Trop de chance. J’avoue que je commence à réfléchir à comment continuer à voyager après mon retour…

Nous avons également ajouté à notre ménagerie depuis les septs derniers jours, 5 poules pondeuses, 4 moutons et une magnifique portée de trois petits chatons !

Les jeunes poulettes

Madame Brebis et ses petits

Madame Minette et ses petits

Ce matin nous sommes partis avec Olivier, Rachid et nos amis australiens au Souk de Had Draa, le plus grand marché de la région, pour faire quelques courses et nous imprégner de l’ambiance locale. Nous déambulons entre les échoppes et achetons “quelques” graines (120 kilos quand même) pour les bêtes et des semences pour le potager. Nous trouvons également deux bottes de paille, amenées au souk par des camions phénoménaux… On n’aimerait pas les croiser sur des routes étroites…

Nous traversons la partie boucherie du souk, me confirmant dans mon végétarisme. Il faut avoir le coeur bien accroché. Nous prenons ensuite le petit déjeuner dans un café, à même le sol : petits pains de blé trempés dans l’huile d’olive et thé à la menthe (sans sucre pour les hérétiques que nous sommes).

Ici on défi les lois de la physique

Le petit déjeuner au souk

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour de congé, alors je vais en profiter pour finir mes ouvrages de peinture, nager encore un petit kilomètre et parfaire mon bronzage ! J’ai hâte de retrouver ceux d’entre vous qui seront à Paris dans une semaine !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PS : encore une chose ! En ce moment je relis Walden, ou la vie dans les bois, de Henry David Thoreau, et je ne résiste pas à vous en livrer une citation, (je devrais d’ailleurs en faire une routine dans chacun de mes articles, car ce livre est rempli de sagesse).

 

“Certain jeune homme de ma connaissance, qui a hérité de quelques acres de terre, m’a confié que selon lui il vivrait comme je fis, s’il en avait les moyens. Je ne voudrais à aucun prix voir quiconque adopter ma façon de vivre ; car, outre que je peux en avoir trouvé pour moi-même une autre avant qu’il ait pour de bon appris celle-ci, je désire qu’il se puisse être de par le monde autant de gens différents que possible ; mais ce que je voudrais voir, c’est chacun attentif à découvrir et suivre sa propre voie, et non pas à la place celle de son père ou celle de sa mère ou celle de son voisin. Que le jeune homme bâtisse, plante ou navigue, mais qu’on ne l’empêche pas de faire ce que, me dit-il, il aimerait faire”.

Vu du Riad et reflet

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