Premier pa(padum)s indiens

À peine arrivée il y a une semaine, j’ai eu le même sentiment que j’avais eu en arrivant au Maroc : “mais qu’est-ce que je fais là ?” Comment j’étais à Paris à faire la fête avec mes copains ou à dîner au resto avec mon chéri et je me retrouve 24h après dans une ville encore plus bruyante que Paris, avec personne qui parle ma langue, des singes et des vaches dans les rues et où avaler l’eau inopinément quand tu te laves les dents peut t’être fatal ? C’est très déroutant. Je l’avais dit que je ne m’étais pas préparée psychologiquement à mon départ, et ça c’est senti.

La première nuit à l’étranger est toujours un peu bizarre, comme les première nuits quand on partait en colo. On avait hâte et puis d’un coup, on veut pleurer parce qu’on comprend qu’on va plus voir sa maman pendant un long moment. C’est un peu la même chose. Je réalise seulement une fois que je suis couchée dans mon lit à l’auberge que deux mois et demi, ça va être long quand même. Même si je m’éclate au yoga, y’a peut-être un moment où j’en aurais marre. Au Maroc, le temps est passé bien vite et j’ai quand même regretté de ne pas avoir vu plus de choses, plus de paysage différents, fait plus de trucs que je n’aurais pu faire que là bas. Je me suis détendue et j’ai pris soin de moi mais ça manquait un peu d’aventure, non ? ici ce sera différent ! Je vais prendre le maximum de ce que ce voyage peut m’offrir !

Bon, comme je suis une personne assez impulsive quand j’ai une idée en tête, j’ai organisé plein de nouveaux projets en trois jours seulement. Premièrement, mais ça je l’avais déjà un peu un tête avant de partir : un trek dans l’himalaya ! Je suis allée trouver l’agence que j’avais repérée par internet (coup de bol, elle était à trois minutes de mon auberge) et j’ai demandé des renseignements. En sortant, j’avais posé mon inscription pour le Pangarchulli Trek, quatre jours à marcher dans l’Himalaya, que du bonheur.

Deuxièmement, j’ai fait un petit point sur mon budget et ai décidé de prendre encore une fois des vacances dans les vacances et de partir à la plage, à Goa ! 2h15 de vol depuis Delhi et j’aurai les pieds dans l’eau par 25 degrés un 1er décembre !

Troisièmement, au retour de Goa, je passerai une semaine à New Delhi à visiter un peu la ville avant de rentrer. Il aurait été dommage de passer à côté du patrimoine que la ville a à offrir.

Voilà le programme. Je me suis également inscrite, en bonus, à un stage intensif de méditation Satsang. Moi, la méditation, j’ai pas mal de mal. Je n’arrive pas à ne pas penser, il faut que je lâche prise mais c’est dur. Alors, ces trois jours, ce sera vraiment un défi. On va voir.

Mon petit dej quand je ne vais pas à l’Ashram, Mix fruits musli curd, pour 130 Rupies (1,5 euros). Trop bon

La ruelle pour rejoindre la route d’Haridwar

En tout cas, cette première semaine était très riche. J’ai donc pris le rythme de l’Ashram: levée à 4h50, je vais à ma méditation matinale pour 5h20, trente minutes dans le noir assise en silence et le jeu est de ne pas se rendormir. Bon, en fait, c’est plus facile qu’on ne le pense. Au début nous chantons un mantra tous ensemble, un OM et trois SHANTI et puis on est parti. À 6h le cours de yoga commence, jusqu’à 7h30. Nous faisons des étirements, du gainage, des séries de poses, des exercices de respiration. C’est plutôt tonique ! Après 1h30 je suis cuite, mais on termine par 10 minutes de relaxation et encore 10 minutes de méditation.

Ensuite c’est le moment le plus sympa : le Fire Purja ! Une sorte de feu de camp de yogi, à 8h du matin. On chante en sanskrit autour du feu, on répète des mantras, des prières en tous genres. C’est vraiment sympatoche. Je suis très impressionnée de voir que beaucoup des yogis présents connaissent tous les mantras par coeur ! Vous ne devez pas vous rendre compte mais y’a quand même trente minutes de blabla et ils connaissent tout ! Bon, personnellement je profite de pouvoir chanter de bon coeur même si je comprends rien. On a un cahier avec le texte en phonétique et la traduction. Ça parle globalement de paix et d’amour si vous vous demandiez.

Enfin, après 4h, j’ai droit à mon petit déjeuner. Joie. Un fruit frais, du riz ou du porridge et des trucs mystères. Avant-hier, on a eu des samossa à la banane, complètement dingues. Ils donnent des cours de cuisine trois fois par semaine, je crois que je vais m’inscrire, il y a pas mal de recettes qui m’ont intriguée.

Les marchants ambulants (ne rien manger sur place, car rien n’est rincé à l’eau propre… c’est la tourista assurée)

Encore et toujours des singes, je les adore même s’ils sont pas du tout amicaux

Scène de rue classique

Le bâtiment en construction a bien avancé, en fait c’est pour accueillir un festival autour de Shiva

Après tout cela, il est 9h et je suis libre jusqu’à 16h (avec un déjeuner entre les deux). Je retourne à l’hôtel et je fais mon dessin quotidien en écoutant les cours d’astrophysique d’Aurélien Barrault (merci à ceux qui ont filmé ces cours d’amphi à la fac de Grenoble). Il y a 19h de cours, j’en suis à 7h. Je bouquine, je me balade, je fais la sieste aussi dans l’après-midi parce que le rythme est un peu épuisant.

Il y a deux jours, alors que je dessinais à l’auberge, une jeune fille mexicaine qui réside avec moi m’a proposé de l’accompagner avec d’autres résidents à une cascade à 20min de marche. C’était génial. L’eau était fraîche et propre. On a bien pu se détendre avant d’aller au cours de yoga du soir. Aujourd’hui nous louons des scooter tous ensemble pour aller à une plage du Gange.

Dimanche, j’ai profité du day off de l’ashram pour me balader plus longtemps en ville, traverser les deux ponts de Rishikesh et faire les boutiques. Il me faut des vêtements chauds pour le trek et des petites robes pour Goa, héhé.

L’un des deux ponts de Rishikesh, un peu trop étroit pour autant de monde…

Ce malicieux macaque à fauché le sac de chips d’une petite fille qui pleure hors champ

Vue sur le Gange

Ça donne envie hein ?

Eux, ils ont osés (ils en boivent même)

L’arrière boutique d’un pressing

La vie est vraiment belle et relax. Tout le monde à l’auberge et à l’Ashram est très sympa, c’est intéressant de se confronter à tous ces parcours. Je ne regrette qu’une chose, c’est le bruit. Et encore, Rishikesh c’est la campagne, je n’imagine même pas le bordel à Delhi ou Bombay… À l’auberge les gens font la fête tous les soirs. J’ai un peu de mal à m’endormir à 9h comme je le devrais à cause du bazar. Même si je suis dans mon lit à 19h30… Ma vie de grand-mère a pris un tournant majeur je crois, haha, je n’ai jamais été au lit aussi tôt dans ma vie, même quand j’avais 4 ans…

Avez-vous vu l’écureuil ?

Et en plein ville, d’un coup, la nature

Une balade sur les plages du Gange

Le festin

1 Comment:

  • Yoyo / Répondre

    Génial !
    Continue de bien profiter Mamy. Les cours de respirations vont faire du bien pour l’Himalaya .
    Bisous

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