Arrivée au Maroc !

La première chose qui me frappe alors que j’arrive seulement à Essaouira c’est à quel point je me rappelais de son odeur. On y respire de fortes mais délicieuses senteurs de poissons et d’algues que le vent qui y souffle quasi constamment ramène du port. Dans les rues étroites de la Médina les arômes des épices et des grillades viennent vous chatouiller les narines, ce qui comme lors de mes dernières visites, m’ouvre l’appétit. Je n’avais pas non plus oublié qu’on y croise des chats, parfois malades, ce qui me fend toujours autant le coeur, à chaque coin de rue. Le bleu et le blanc y sont les deux couleurs phares. J’ai hâte de retourner me perdre dans les rues ce soir, chercher les quelques items qui manquent à mon inventaire et de quoi me régaler.

J’écris depuis une auberge au coeur d’Essaouira où je ne séjournerai qu’une nuit. Pourquoi d’une auberge et pas du sublime coin de paradis avec qui je m’étais engagée en workaway deux mois ? Mais parce que les jours précédant le départ ont été pour le moins mouvementés et tout le monde n’a pas eu droit au rapport détaillé de mes mésaventures. Je vous épargnerai la version longue et me contenterai de dire que suite à un malentendu, mon hôte m’a indiqué trois jours avant mon départ qu’il ne pouvait plus m’accueillir. Coup du sort alors que j’agonisais déjà ce jour-même dans un train Nice-Paris roulant avec deux heures de retard par 39° de fièvre.

Mais c’est ça l’aventure et c’est du fond de mon lit, bercée par les médicaments que j’ai trouvé la solution idéale, un mal pour un bien comme on dit chez nous ! Demain je pars en effet pour un magnifique Riad aux abords d’Essaouira, le “Riad des deux mondes”.C’était un choix rapide mais pas précipité. Ce lieu a l’air royal (photos contractuelles on espère), le couple de gérants ayant repris le Riad sont neuropathe/prof de yoga et ingénieur agronome/consultant en environnement. Je ne veux pas trop en dire sur cette maison avant d’y avoir été accueillie, mais j’ai le pressentiment que je vais m’y sentir bien. L’aide que je vais leur apporter sera surtout au niveau de la bonne tenue du lieu (ménage, cuisine, service), en échange de quoi ils s’engagent à me fournir un accès à tout ce que le riad offre (notamment le Hammam !) une chambre et une salle de bain rien qu’à moi. Il faut préciser que la première offre de workaway avec laquelle j’étais engagée me proposait un lit dans une tente avec six personnes et des sanitaires communs, et même si la vie de groupe et la débrouille ne me font pas peur, je ne peux voir dans la perspective d’un peu d’intimité qu’une amélioration de ma condition.

 

Le Riad des deux mondes, visiblement une Oasis au milieu de l’été marocain.

Maintenant que vous savez que je suis arrivée à bon port, que j’ai un toît au dessus de ma tête, pour cette nuit et les soixante autres, c’est avec le sens du devoir accompli que je vais aller me trouver un petit restaurant de poissons sur le port et flâner dans les ruelles de cette ville que j’aime tant.

Lorraine

PS : mon cable pour décharger mes photos ayant été mystérieusement “déformé” dans l’avion vous avez le droit à quelques photos google pour patienter (mais confiance, je vais trouver une solution pour vous montrer toutes les belles choses qui m’entourent).

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